Ne soyez plus une victime, Agissez!

« Pourquoi ce sont toujours les mêmes qui se font agresser? », voilà une question qui revient régulièrement, mais si on désire une réponse correcte il convient de la reformuler:

« Pourquoi ce sont toujours le même type de personne, qui se font agresser? ». En effet, ce n’est pas une personne qui est visée, mais un « profils », une « attitude » que les prédateurs recherchent. Nous allons donc, mettre en avant ce profil et vous donnez quelques astuces pour ne pas en faire partie.

« Petit, Gros, Boutonneux »

On entend souvent dire que les personnes qui ont le plus de chance de se faire agresser sont les « petits, gros, boutonneux » et les « grand, rachitique ». Je ne suis pas spécialement d’accord avec ces idées reçues pour une raison majeure, être de faible ou de forte corpulence avec des boutons, n’empêche ni d’avoir confiance en soi et de s’assumer complètement, ni d’être un champion de Kickboxing ou un expert en self-défense. Cependant, ce qu’il convient de traduire à travers ces expressions, est qu’il existe bien un schéma, un profil de personnes, non pas basé sur la morphologie, mais sur une attitude, un comportement. En effet, ces stéréotypes renvoient en règle générale à un « type » de personne précis déterminé selon deux axes:

1. État de faiblesse.

Il s’agit de la raison majeure d’une agression. Les prédateurs, agresseurs ont repérés chez leurs victimes une faiblesse, une faille, qui leur permettra de prendre un ascendant physique et psychologique, l’effet du nombre vient les conforter dans cette idée et vont les pousser à l’acte. Ce type de personne peut se caractériser sur différents plans:

a. Le manque de confiance en soi.

Le manque d’estime et d’assurance est une faiblesse visible de tous  et surtout des délinquants. Il vous faudra développer un système qui vous permettra de vous affirmer ou dans le cas contraire donner l’impression que c’est le cas.

Ce qu’il ne faut pas faire:

Regarder le sol, ses pieds en permanence. Avoir un regard fuyant.

-> Imaginer une ligne d’horizon, et concentrer vous sur celle-ci, idéalement elle se situe au niveau du nez de votre interlocuteur. Ce principe vous permettra d’une part de ne pas vous focaliser sur les paroles ou les yeux de votre agresseur, d’autre part d’améliorer votre vision périphérique.

Commencer à trembler lorsqu’un individu vous accoste. Vos mains et votre voix tremblent, vous n’êtes pas à l’aise.

->Pour masquer cet effet de stress dépassé, vous pouvez placer vos mains de vos poches, dans votre dos, ou croisez vos bras sur votre torse. Attention, en cas d’agression votre temps de réaction sera beaucoup plus long.

Avoir une respiration, un souffle irrégulier, une voix qui ne sort pas.

-> Abstenez-vous de parler tant que possible. Respirez avec le ventre et le nez, la bouche fermée (permets de réguler son souffle).

b. Les personnes à mobilité réduite (PMR).

Malheureusement, il existe encore beaucoup d’agressions (lâches) sur des personnes vulnérables. N’hésitez pas à intervenir si vous êtes témoins d’une altercation.

Ce qu’il ne faut pas faire:

Idem que manque de confiance en soi.

Éviter de se ballader seul dans les endroits à risques. Faites vous accompagnez tant que possible.

c. Le manque de vigilance.

Il est très facile de réduire, voir supprimer notre état de vigilance lorsque nous sommes concentrés sur quelque chose (lecture, écriture, smartphone…). Par conséquent vous devenez « une cible » par défaut pour les délinquants.

-> Essayez de toujours garder un minimum de concentration sur votre environnement proche. Ne vous placez pas -tant que faire se peut- dos à une entrée/sortie dans un endroit public (restaurant, transport public…).

Note: Le sujet est plus développé dans mon manuel « Anticiper pour mieux Agir ».

2.Rival potentiel.

La seconde

raison est qu’aux yeux des agresseurs vous êtes un rival potentiel. Vous mettre en situation difficile surtout devant une foule, valorisera leur égo et leur narcissisme.

1,90m et 95kg.

Vous pouvez être une armoire à glace de 2x2m, si les prédateurs perçoivent en vous une once de faiblesse, il y a fort à parier (d’autant plus s’ils sont plusieurs…) qu’ils s’en prennent à vous.

->Une petite image simple pour illustrer cette affirmation. Imaginez un éléphant avec une voix de souris  face à un prédateur, que pensez-vous qu’ils se passera?

Une attitude arrogante.

Faites également attention aux propos, gestes et regards. Si vous avez un comportement qui attise leurs attentions, les méprises, vous vous tirez une balle dans le pied. Au plus, vous aurez une attitude négative et provocatrice, au plus vous vous attirerez des ennuis. Votre but n’étant pas de créer un incident, mais au contraire, en cas d’incident d’y mettre fin le plus rapidement possible. Rappelez-vous la gestion des conflits dans les transports publics.

->Privilégiez une attitude neutre, mais réactive. Restez poli, courtois (même si ce n’est pas toujours évident) et ne vous laissez pas submerger par vos émotions. Appliquez le principe d’ « Une main de fer dans un gant de velours ».

Enfin, il faut aussi être réaliste, vous pourrez prendre toutes les dispositions nécessaires afin de réduire le risque d’agression, le facteur chance reste déterminant. Parfois il suffit d’être au mauvais endroit au mauvais moment.

Et vous qu’elle image renvoyez-vous au quotidien?

4 commentaires
  1. Pourquoi avoir écrit un tel article ?

    • Bonjour,
      Cet article a été écrit suite à une conversation entre amis où cette question était revenue à plusieurs reprises. Le but étant de faire prendre conscience aux personnes désireuses d’améliorer leur protection personnelle l’importance de l’attitude dans la gestion des conflits.

  2. un très bon article qui rappelle des réflexes logiques mais souvent oubliés. Petite remarque: les mains dans les poches. Dangereux! Nous préférons dans notre méthode de gestion des conflits la position proactive et ses variantes. Bravo encore Olivier pour tes contributions

    • Merci Didier!
      Les mains dans les poches représentent, en effet, un risque majeur lors d’une agression, le temps de réaction est prolongé, il y a des difficultés dans les mouvements… Après, je pense qu’il faut prioriser: « ai-je plus intérêt que mon/ mes agresseurs décèlent en moi de la peur, du stress (il y en aura plus ou moins selon les personnes) ou dois-je masquer cette « faiblesse » en mettant mes mains dans les poches? ». Dans l’absolu je vous rejoins, on trouve une position neutre, dans laquelle on se sent à l’aise et ou l’on peut réagir ;)

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